Vellerat, ce lieu où l'histoire s'est arrêtée vingt ans pour y voir se développer le goût de la polémique au service du droit et de la justice.
Il y a des circonstances historiques qu'on n'invente pas. Déjà, dans un passé lointain, à l'époque de la Révolution et de la présence des troupes françaises dans la région, les gens de Vellerat étaient quelquefois appelés par les habitants de Courrendlin pour les préserver de militaires sans honneur. On dit même qu'un jour certains de ceux-là se firent corriger du côté de Choindez et disparurent au gré d'une incinération prématurée.
Les écrits, dit-on, conservent le souvenir des événements du passé. Les archives sont là pour témoigner. Qu'y découvre-t-on en y consacrant un peu de curiosité ? Par exemple, vers 1800. Sur un coup de poker hasardeux mais réussi, Bonaparte se fait nommer premier consul. Et c'est alors que, par une décision venue de très haut, la petite commune de Vellerat est rattachée à Delémont, qui est aussi chef-lieu de canton.
Cette décision, conforme au bon sens et à la géographie, passa presque inaperçue. Berne ne la respecta pas en 1815, par souci de détruire toute trace de la souveraineté française.
Comment voulez-vous, dans ces conditions, que, remontant du passé, notre destin ne nous fît pas nous battre, plus d'un siècle et demi plus tard, pour notre appartenance à la République et Canton du Jura ?
Suivre la chronologie du rattachement de Vellerat au Canton du Jura.